La lumière dans l’obscurité

Cela fait des mois que je n’ai pas écrit une ligne ici. J’avais pourtant des sujets dans ma besace, mais… pas le temps, pas l’envie. J’ai un petit moral depuis quelques temps.

Et puis. Vendredi 13. Soirée à la maison, un oeil rivé sur l’écran de la télé, l’autre sur les réseaux sociaux comme toujours. Une info sur Twitter stoppe tout. Les chaînes d’info en continu feront le reste.

Ça a recommencé. Ils ont recommencé. Des enfoirés (et je reste correcte) ont pris des vies. Sans crier gare, au coeur de la nuit, quand on fête la fin de semaine après de longues journées au boulot. Quand on rejoint des amis, de la famille, quand on boit un coup tranquille en terrasse ou qu’on s’éclate pendant un concert tant attendu. 10 mois après Charlie, la France est une nouvelle fois frappée au coeur de ce qu’elle a de plus cher.

J’ai passé des heures entre télé et réseaux sociaux. A relayer les messages #porteouverte, et en croisant les doigts pour tous ceux qui étaient en danger. Pour tous ceux qui souffraient. Les chiffres ont rapidement grimpés. J’ai hésité à aller me coucher alors qu’il était 2h du matin, me sentant coupable de laisser là les victimes, et avec l’horreur de me dire qu’au réveil, le bilan se sera alourdi. Ce qui n’a pas manqué samedi matin.

Samedi et dimanche, j’ai tenté de ne pas restée accrochée aux fils d’actu. Je me souvenais trop de ces jours de janvier qui nous ont fait tant de mal. Trop de détails, la vie qui s’arrête, les pleurs, la colère et enfin, la peur. J’ai eu bien du mal à résister. Les visages de ces inconnus que leurs proches recherchaient ont commencé à devenir bien trop familiers. Le soir venu, l’annonce des décès des uns, et des autres, m’a touchée profondément. Ces visages, ces noms, j’avais l’impression de perdre des copains. Les témoignages des survivants, les mots d’amour pour les disparus, nous sommes tous dans le deuil il n’y a pas de doute.

Lundi au bureau, c’était dur de ne pas y penser. De ne pas en entendre parler. La minute de silence était longue et douloureuse. Égoïstement, j’ai osé me « réjouir » intérieurement de n’avoir perdu personne. Mes amis, mes collègues. Tout le monde va bien. Mais tout le monde connaît quelqu’un, qui connaît quelqu’un qui y était. Quelqu’un qui est parti. Parce qu’ils profitaient de la vie, comme nous tous. Parce qu’ils étaient là tout simplement.

Sur internet j’ai lu aussi beaucoup d’amour, d’amitié, d’entraide. Des témoignages bouleversants. La main tendue d’un inconnu peut sauver des vies, et c’est beau. L’amour du pays est là, gardons le bien haut. Retenons le beau. Retenons la vie. Celle qu’ils vivaient, celles qu’ils auraient voulu que l’on continue à vivre. Je laisse de côté la haine, celle que certains voudraient propager, celle qui sent la mort et surtout la bêtise la plus profonde.

Soyons vivants, pour tous ceux qui nous ont quittés trop tôt.

Des étoiles plein les yeux…

Je viens tout juste d’entendre parler d’une merveilleuse association, parrainée par de grands noms et qui a un but absolument fondamental : apporter du bonheur aux enfants !

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Mais pas à n’importe quels enfants, des enfants qui souffrent, des enfants courageux, des enfants… à l’hôpital ! Parce que pour eux, ce n’est pas drôle tous les jours, et parce que le coeur d’enfant à besoin d’oublier un quotidien parfois difficile, l’association Les Toiles Enchantées a crée un merveilleux projet en 1997.

Amener le cinéma à l’hôpital. Amener de la magie dans ses murs…

Grâce à des partenaires, grâce à nous, Les Toiles Echantées peuvent apporter de la joie et des rires à ces enfants. Découvrez l’association en un clic ici et si vous le souhaitez, participez à ce beau projet en faisant un don en ligne.

De l’utilité de la célébrité

Les journaux n’ont parlé que de ça ou presque pendant des jours : Schumi est tombé. Schumi a fait du hors-piste (finalement pas tant que ça), Schumi est dans le coma, Schumi est dans un état critique, Schumi avait un casque…

Justement ce casque, qui l’a protégé d’une mort certaine au moment de l’impact (mais qu’est ce qu’il foutait là ce rocher hein ?), on en parle beaucoup. Et dans les consciences, un sursaut de réalisme : ça n’arrive pas qu’aux autres !!!

Il y en a eu des accidents au ski, et voilà qu’un de plus, un accident si bête qu’il pourrait mettre en rage bien des gourous du zen a fait le tour de la terre pour que les amateurs de glisse prennent peur.

Je vous dis ça car j’ai autour de moi certains de ces amateurs, qui ont récemment évoqué le port du casque comme – nouvelle – protection indispensable pour aller skier, bientôt, dans les Alpes ou les Pyrénées. Comme quoi, être mondialement connu, ce n’est pas rien.

Quand l’influence d’un homme traverse le fait divers, je me dit que ce n’est pas inutile de mettre des gens sur un pied d’estale, ça va peut-être sauver des vies lors des prochaines saisons.

Allez Schumi, on pense à toi (surtout mon mari, un fan de la première heure…)

schumi